Newsletter n°19/juin 2021

ÉDITO

A l’approche de l’été et en phase d’accalmie de l’épidémie Covid-19, la situation des urgences reste tendue. La fréquentation a presque retrouvé son niveau de 2019, avec un aval présentant une disponibilité en lits très limitée, notamment dans les services de médecine.

Dans le Focus de cette NL, les taux de recours dans les services d’urgence par département ont été étudiés. Le taux moyen en Occitanie est de 25,1% avec des extrêmes allant de 15,8% à 30,6%.

Retrouvez toutes les infos dans la rubrique «Actualités».

Bonne lecture !

FOCUS - Taux de recours* aux Urgences par département en 2020

* Nombre de passages de patients résidants dans le département (intégrant les fuites des patients vers les SU hors département)/Population INSEE du département 

Quatre départements (12-31-32-48) sont en dessous de la moyenne régionale, très nettement pour la Lozère (-9 points). Les Hautes-Pyrénées ont le plus fort taux de recours suivi par l’Aude, le Lot et l’Hérault.

Ces variations sont multifactorielles : le taux de recours est influencé bien sûr par l’offre en soins primaires mais aussi en spécialités, par la pyramide des âges dans le département sachant que c’est aux âges extrêmes de la vie que la consommation de soins et le recours aux urgences sont les plus importants. Ce taux est aussi influencé par le niveau socio-économique de la population du département et les comportements individuels. Le nombre de SU joue aussi un rôle non négligeable, puisque la distance domicile-SU <10 km est un motif de recours facilité aux urgences. 

CARTE BLANCHE au Dr Pascal Capelle

Médecin Urgentiste à la Polyclinique Grand Sud (Nîmes)

Cela fait plus d’un an maintenant que nous sommes confrontés à une épidémie d’une ampleur inédite dans notre pays et partout dans le monde. L’impact humain, social, économique et culturel est sans précèdent.

L’activité de l’ORU Occitanie a permis en temps réel d’avoir une évaluation précise de l’évolution de l’épidémie. Un outil indispensable pour anticiper les besoins.

En un an nous avons dû apprendre à mieux soigner les patients COVID, modifier l’organisation des soins des établissements de santé (créer de nouveaux services estampillés « COVID », déprogrammer certaines activités chirurgicales tout en maintenant celles qui ne pouvaient être différées), mettre à contribution le personnel paramédical et administratifs des établissements de santé sur des fonctions inhabituelles, favorisant la polyvalence au détriment de l’expertise, impliquer encore davantage les libéraux dans le suivi de leurs patients. Toutes ces adaptations ont eu un coût à tous les niveaux. Et cela demandera de la résilience à certains plus qu’à d’autres. Qu’en restera-t-il quand tout cela sera un souvenir ? Continuerons-nous de fonctionner comme si rien n’avait eu lieu ou serons-nous capables de mettre en place des moyens associés à de nouveaux comportements pour éviter que cela ne survienne une 2e fois?

Cette épidémie COVID a révélé toutes les failles de notre société mais aussi toutes les ressources dont elle était capable. Les mois à venir seront déterminant sur la suite de cette épidémie avec cette question : est-ce une simple crise « avec un début et une fin » ou allons-nous vers une nouvelle évolution qui va nécessiter de transformer des solutions temporaires d’adaptation en des solutions pérennes ? La capacité de la population à maintenir les gestes barrières au virus pendant le « déconfinement » progressif et l’optimisation de la vaccination sur tous les plans (logistiques, organisationnelles et acceptabilité par nos concitoyens) seront les éléments incontournables de cette réponse. Cela va demander encore des efforts, de la disponibilité, de l’accompagnement, notamment pendant une période estivale habituellement déjà chargée en termes d’activité. Pour autant nous avons tous dans nos mains les moyens pour que chacun, quel que soit son âge, son lieu de vie et ses attaches, puisse revenir à une vie plus sociable, plus « vivante » et pour le plus grand nombre possible d’entre-nous.

ACTUALITÉS

CALENDRIER

Webinars de la SFMU

  • 10 mai : Détresse respiratoire
  • 13 septembre : Urgences cardiologiques
  • 11 octobre : Urgences pédiatriques
  • 8 novembre : Urgences hémorragiques
  • 13 décembre : Ventilation en urgence
  • 10 janvier 2022 : Les clés de la réussite

 22 au 24 septembre 2021 : SFMU journée thématique sur les filières de soins (Lille)

 30 septembre : CMPMU-Club de l’Urgence Vitale, les états de choc toxicologique

14 octobre 2021 : Journée des Urgences et Assemblée Générale de l’ORU Occitanie. Renseignements et inscription : ICI

 

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